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25-28 OCTOBRE 2018

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54E RALLYE D'ESPAGNE

UNE VICTOIRE HISTORIQUE !

Victorieux pour la 79e fois de leur riche carrière en rallye à l’issue d’une course folle, Sébastien Loeb et Daniel Elena ont permis à Citroën Total Abu Dhabi WRT de renouer avec le succès, confirmant du même coup la valeur d’une équipe qui ne s’est jamais démobilisée.

LE FILM DE LA COURSE

La seule fois que Sébastien Loeb avait jusqu’alors effectué un saut périlleux arrière sur un podium d’arrivée de rallye, c’était au Tour de Corse 2004 pour fêter son premier titre mondial. En refaisant cette figure hier, l’ancien gymnaste a confirmé la portée historique de cette victoire conquise à l’issue de l’ultime pige au programme de son retour à temps partiel cette année, six ans après sa dernière saison complète dans la discipline. S’il l’avait déjà emporté à huit reprises consécutives (de 2005 à 2012) sur ces routes au moment de prendre le départ, il n’avait plus disputé cette épreuve depuis 2012. Mais les trois meilleurs temps remportés au Mexique, où il avait un temps occupé la tête, puis les trois autres signés en Corse, pouvaient laisser présager qu’il serait dans le coup. Parfaitement secondé par le fidèle Daniel Elena, le nonuple champion du monde de la spécialité faisait même mieux que ça : démontrant une nouvelle fois sa faculté d’adaptation certaine, il affinait progressivement les réglages de sa C3 WRC avec l’équipe, pour pointer au quatrième rang, à seulement 0’’5 du troisième et 3’’4 du deuxième, dès la première étape sur terre. À la faveur notamment d’un troisième temps (+2’’0) puis d’un deuxième (+2’’9) dans la spéciale décisive de La Fatarella – Vilalba (38,85 km). Pendant ce temps-là, Craig Breen, un temps solide cinquième à seulement sept dixièmes de son champion d’équipier, figurait en huitième position suite à un tête à queue. Le plus dur était néanmoins à venir pour Loeb le samedi, avec la nécessité de trouver à nouveau ses repères, sur l’asphalte cette fois-ci, qui plus est détrempé, soit des conditions qu’il n’avait plus connu depuis cinq ans dans la discipline. Là encore, il bluffait tout son monde : après un premier tour d’observation, un scratch dans l’ES 12 (21,26 km), au plus fort de la bagarre pour le titre, lui permettait de se hisser au troisième rang, à tout juste 3’’3 du deuxième et 8’’0 du premier. Craig Breen lui, devait hélas rétrograder à la neuvième place, après deux nouveaux tête à queue. La dernière étape allait donc se révéler décisive pour l’attribution du podium final, et Citroën Total Abu Dhabi WRT frappait un grand coup dès le lever du jour ! L’équipe anticipant parfaitement l’assèchement à venir des routes catalanes, Sébastien Loeb était en effet le seul à chausser quatre slicks à gomme dure pour le premier tour. Deux scratches plus tard, il ralliait l’assistance de mi-journée aux commandes avec 7’’1 d’avance sur le deuxième ! Malgré une petite frayeur (calage moteur dans un rond-point de l’ES 17), l’Alsacien tenait bon jusqu’au terme de la course pour signer avec 2’’9 de marge, la 79e victoire de sa carrière en WRC, cinq ans après la dernière (Argentine 2013). Cette incroyable performance permettait aux Rouges de remporter leur premier succès de la saison, le 99e également de leur riche épopée en championnat du monde. Craig Breen terminait quant à lui à la neuvième place tandis que Khalid Al Qassimi concluait son ultime participation de l’année vingt-et-unième, après être monté en régime sur la terre et avoir continué à apprendre sur le bitume.

4-7 OCTOBRE 2018

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DANS LE RYTHME DES MEILLEURS

Longtemps en bagarre pour le podium avec Craig Breen, Citroën Total Abu Dhabi WRT revient de Grande-Bretagne, avec la satisfaction d’avoir vu la C3 WRC se montrer une nouvelle fois compétitive, sur un terrain où il faut s’adapter à l’évolution permanente du niveau d’adhérence.



LE FILM DE LA COURSE

Le rallye de Grande-Bretagne a ceci de particulier qu’il est préférable, une fois n’est pas coutume, de s’élancer parmi les premiers sur cette terre imbibée d’eau, avant qu’elle ne se transforme littéralement en gadoue. Avec leurs dixième et onzième positions respectives sur la route le vendredi, soit les dernières parmi les WRC, Mads Ostberg et Craig Breen étaient donc loin d’être avantagés. Mais mis en confiance par la motricité et le comportement prévenant de sa C3 WRC, le deuxième cité allait pourtant réaliser le tour de force de rester au contact du peloton de tête, en rentrant sixième le soir à moins de 13’’ du quatrième, tandis que Ostberg, plus en délicatesse avec les conditions, pointait alors huitième. Craig Breen confirmait sa très bonne forme le samedi en se rapprochant à moins de deux secondes du podium en fin d’étape, après avoir notamment signé deux deuxièmes temps l’après-midi (ES 15 et 18). La performance de l’équipe était d’autant plus concluante que Mads Ostberg effectuait lui aussi une belle remontée jusqu’à la cinquième place, à la faveur notamment d’un scratch et d’une impressionnante série de trois deuxièmes temps consécutifs (ES 12, 13 et 14). Autant dire que les pilotes du Citroën Total Abu Dhabi WRT étaient bien décidés à jouer les premiers rôles jusqu’au bout ! Ils se lançaient donc à l’offensive dès le petit matin le dimanche, sur des pistes toujours incroyablement glissantes, mais une petite faute, au plus fort de la bagarre, éloignait Breen de la lutte pour le podium, lequel n’en signait pas moins une probante quatrième place. Mads Ostberg, également auteur d’un tête à queue, devait quant à lui se contenter de la huitième position

13-16 SEPTEMBRE 2018

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DES ENSEIGNEMENTS POUR LE FUTUR

Une nouvelles fois compétitive, la C3 WRC a hélas vu, à l’instar de ses rivales, sa solidité habituelle être mise à l’épreuve par les agressions répétées d’un terrain particulièrement dévastateur.



LE FILM DE LA COURSE

Ce week-end était celui des premières : première du rallye de Turquie version Marmaris, dans le championnat, première fois également que Craig Breen menait une manche mondiale. Car l’Irlandais était bel et bien le plus rapide en action le vendredi sur les plus de trente-huit kilomètres du chrono d’ouverture. Calme et mesuré dans son approche, il allait ensuite rallier le terme du premier tour au deuxième rang, à seulement 6’’3 du leader, suivi comme son ombre par un Mads Ostberg pointé troisième à 8’’2, et également très bien parti. En témoigne notamment le deuxième temps réalisé dans l’ES 3, à 2’’1 du leader du championnat sur près de vingt-deux kilomètres. Faisant pourtant attention à éviter les obstacles les plus impressionnants, nos deux équipages allaient hélas connaître simultanément les affres de la crevaison l’après-midi venue. Et si Breen rétrogradait en huitième position après en avoir eu deux, Ostberg, alors encore cinquième, voyait l’agressivité du sol être fatale à l’un de ses bras de suspension, tandis que c’est une défaillance de turbo qui stoppait Khalid Al Qassimi. Mais les pistes du samedi se révélaient encore plus dures pour toutes les WRC de nouvelle génération, encore jamais soumises à pareil test d’endurance depuis leur introduction l’an passé, et Citroën Total Abu Dhabi WRT n’échappait malheureusement pas à la règle. Il faut dire que le terrain, ne résistant pas à la puissance des voitures reines de la discipline, laissait très vite apparaître pierres saillantes et autres pavés enchassés. Mads Ostberg s’arrêtait sur une panne de turbo alors que Craig Breen, remonté sixième malgré un ordre de départs défavorable (2e), renonçait après que sa monture ait pris feu. Mais le rallye se concluait sur une note positive le dimanche, avec trois deuxièmes temps consécutifs pour Mads Ostberg tandis que Khalid Al Qassimi assurait quelques points pour le championnat constructeurs.

16-19 AOUT 2018

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16E RALLYE D'ALLEMAGNE

UNE COMPÉTITIVITÉ INTACTE

En manque de réussite en Allemagne, Citroën Total Abu Dhabi WRT n’en a pas moins démontré une nouvelle fois les qualités de sa C3 WRC, avec notamment un scratch et plusieurs performances très probantes.



LE FILM DE LA COURSE

Déjà deuxième en 2017 sur ce terrain, la Citroën C3 WRC a encore fait l’étalage de son haut niveau de performance cette année, sans toutefois parvenir à concrétiser par un résultat. Il faut dire que Craig Breen, déjà pénalisé le vendredi par son ordre de départs éloigné (10e) sur ces routes qui se salissent, était quasi d’entrée l’un des rares à être victime d’un orage localisé particulièrement violent (ES 3), qui lui coûtait une bonne quinzaine de secondes. D’où sa huitième place le premier jour. En apprentissage de la C3 WRC sur cette surface qu’il maîtrise moins, Mads Ostberg pointait quant à lui au onzième rang, après avoir notamment effectué un tête à queue (ES3) et connu un petit souci moteur l’après-midi. Mais Craig Breen ne désarmait pas et entamait une belle remontée le samedi, sur l’étape pourtant la plus difficile du week-end, en raison notamment de ses deux passages dans le camp militaire de Baumholder et son sol bétonné particulièrement bosselé. Remontée ponctuée d’un scratch (ES 11) et de plusieurs chronos de valeur. Il était d’ailleurs revenu en sixième position et mettait le cinquième sous pression, lorsqu’il commettait hélas une faute dans la dernière ES du jour, qui lui valait de rétrograder dixième, juste derrière un Mads Ostberg en progrès. En atteste son troisième temps ex aequo avec le futur vainqueur du rallye dans l’ES 11. Mais le dimanche était malheureusement fatal au Norvégien des Rouges, avec une sortie de route dès la reprise des hostilités, pendant que Craig retrouvait rapidement ses bonnes sensations pour finir septième, non sans s’être mis en valeur dans la Power Stage, avec un quatrième temps à 4’’2 du quintuple champion du monde, au plus fort de la bataille entre les prétendants au titre mondial pour l’attribution des points bonus.

 

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75E RALLYE DE FINLANDE

UN TRAVAIL DE FOND PAYANT

D’ores et déjà focalisé sur la saison prochaine, Citroën Total Abu Dhabi WRT a vu ses choix être récompensés par la deuxième place conquise par un Mads Ostberg des grands jours. Ce troisième podium de la saison, après les deuxième et troisième places respectivement glanées en Suède et au Mexique, confirme le très haut niveau de performance de la C3 WRC.



LE FILM DE LA COURSE

Avec quatre victoires absolues (2008, 2011, 2012, 2016) déjà conquises dans ce temple de la vitesse, lequel nécessite une monture précise mettant particulièrement en confiance ses pilotes, les Rouges ont souvent prouvé leur valeur dans cet exercice de style atypique. Et l’édition 2018 n’a pas dérogé à la règle ! Dès le shakedown, Mads Ostberg, convaincu de disposer de la meilleure auto qu’il n’ait encore jamais piloté sur ces pistes (en treize participations tout de même !), pointait aux avants postes, suivi comme son ombre par Craig Breen. Signe qu’il allait définitivement falloir compter avec eux ce week-end. Le Norvégien pointait d’ailleurs au deuxième rang dès l’ES 2, avant carrément de se porter en tête dans l’ES 4, à la faveur d’un premier scratch. Avec deux nouveaux meilleurs temps l’après-midi venue, il allait tenir les commandes pendant quatre chronos, avant de conclure cette première étape deuxième, à seulement 5’’8 de Tänak, le futur vainqueur. Craig Breen avait hélas entre-temps été victime d’une crevaison (ES 2), qui lui valait de concéder 47’’8 et perdre toute chance de jouer les tous premiers rôles, faute de pouvoir ensuite bénéficier d’un ordre de départs (3e sur la route les deux jours suivants) intéressant sur cette terre où l’adhérence progresse au fil des passages. Mais dès lors que les conditions lui étaient favorables, l’Irlandais allait saisir la moindre opportunité de se mettre en valeur, en attestent le scratch remporté dans l’ES 8, ainsi que la performance réalisée dans l’ultime chrono, dit Power Stage (+1’’7 seulement sur 11,12 km), pour finalement rallier l’arrivée en huitième position. Pour sa deuxième participation de l’année après l’Argentine, Khalid Al Qassimi voyait quant à lui sa progression freinée le samedi matin par une erreur l’obligeant à recourir au Rallye 2 pour terminer. Pendant ce temps-là, Mads Ostberg continuait son festival, résistant le samedi aux assauts répétés de Jari-Matti Latvala, pourtant ancien triple vainqueur de l’épreuve, pour conserver 5’’4 d’avance en vue de l’emballage final, malgré le handicap d’avoir à embarquer une roue de secours supplémentaire. Et le nouveau meilleur temps, son quatrième du week-end, effectué par le trentenaire scandinave dès la reprise des hostilités le dimanche, ne laissait guère de doutes quant à ses intentions : jusqu’au bout il allait résister à Latvala, pour s’offrir avec cette deuxième place, son meilleur résultat sur ce rallye de légende, après deux troisièmes positions (2013 et 2015).

07-10 JUILLET 2018

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15E RALLYE D'ITALIE SARDAIGNE

UN RÉSULTAT D’ÉQUIPE HONORABLE

Après s’être rapidement retrouvés dans la situation de devoir défendre leurs positions, les équipages du Citroën Total Abu Dhabi WRT se sont montrés fiables et réguliers, pour ramener les cinquième et sixième places.



LE FILM DE LA COURSE

Réussir sa première étape sur la terre est déterminant, sous peine, avec l’inversion des classements pour la définition des ordres de départ des deux autres jours de course, de se retrouver à devoir nettoyer les pistes de leur pellicule de poussière pour les suivants. Avec l’apparition inopinée de la pluie le vendredi, sur une île qui n’en voit d’ordinaire que très peu à pareille époque de l’année, Citroën Total Abu Dbabi WRT voyait ses affaires se compliquer d’entrée : dans cette situation-là, il n’est jamais avantageux en effet d’avoir à s’élancer parmi les derniers du peloton des WRC (8e pour Craig Breen, 10e pour Mads Ostberg), sur des chemins qui se pommadent de boue au fil des passages. Mais l’équipe ne s’avouait pas vaincue pour autant, en témoignent notamment les deux deuxièmes temps signés par Mads (ES 2 et 9) au plus fort de la bagarre, preuve de ses progrès réalisés dans le maniement de la C3 WRC. Mais une accumulation de petites mésaventures de Mads (touchette contre une pierre ES4) et Craig (tout droit ES 2, trois calages moteur ES 6, tout droit ES 7), conjuguée à un choix de pneus pas complètement optimal dans les deux passages du chrono de Tergu – Osilo, les empêchait de faire mieux que cinquième et septième le vendredi. Condamnés dès lors, avec le retour du beau temps et l’assèchement du terrain, à balayer le samedi et le dimanche, ils s’attachaient ensuite à préserver leurs positions, embarquant notamment deux roues de secours par sécurité le samedi après-midi sur des ES connues pour mettre les gommes à rude épreuve. Particulièrement tenace, Mads Osterg n’en maintenait pas moins le quatrième sous pression pendant longtemps, avant de devoir se rendre à l’évidence, et le Norvégien terminait finalement cinquième, son meilleur résultat avec la C3 WRC, après les deux sixièmes places signées en Suède et au Portugal. Craig Breen de son côté, complétait la prestation honorable d’ensemble, en s’emparant de la sixième place, tout en ayant progressé dans la compréhension d’une épreuve où il accusait jusqu’alors un déficit d’expérience par rapport à la concurrence.

17-20 MAI 2018

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52E RALLYE DU PORTUGAL

UNE PREMIÈRE ÉTAPE LOURDE DE CONSÉQUENCES

Bien parti pour être à nouveau un sérieux client à la victoire finale, avec trois meilleurs temps en six véritables spéciales le vendredi, Citroën Total Abu Dhabi WRT a payé cher trois crevaisons qui ont anéanti ses légitimes espoirs de podium dès le premier jour de course, en condamnant ses équipages à jouer les balayeurs pour le reste du week-end.



LE FILM DE LA COURSE

À force d’arpenter les spéciales du championnat du monde des rallyes, les ingénieurs du Citroën Total Abu Dhabi WRT connaissent chacunes de leurs spécificités et ils avaient identifié celles du vendredi, réputées pour se dégrader sérieusement, comme potentielles juges de paix du week-end. Ils avaient vu juste, et si à l’inverse de nombre de concurrents, les Rouges ramenaient leurs trois C3 WRC à bon port, l’équipe allait voir son week-end immédiatement compromis par trois crevaisons lourdes de conséquences. Tout avait pourtant très bien débuté, avec un Kris Meeke en pleine confiance, qui se positionnait au troisième rang, à seulement 2’’2 du leader, dès la première véritable ES. Il se portait même aux commandes dans la suivante, à la faveur d’un premier scratch, avant de les céder momentanément, pour mieux les retrouver dès l’entame du deuxième tour, suite à un nouveau meilleur temps (ES 5). Signe qu’il allait clairement falloir compter avec le pilote Britannique pour la victoire. Mais Craig Breen ne voulait pas non plus être en reste et y allait à son tour de son scratch (ES 6), au moment même où Kris connaissait une crevaison. La mésaventure aurait pu rester anecdotique si Kris n’en avait pas été victime d’une deuxième dans l’ES 7, pendant que Craig, alors troisième à 4’’4 de la tête, voyait également l’un de ses pneus perdre soudainement sa pression suite à l’agression d’une des nombreuses pierres déterrées par le passage des voitures. Avec Meeke, qui se retrouvait obligé de parcourir la longue liaison restante ainsi que deux super-spéciales avec seules trois roues valides, et Breen, de procéder au changement en spéciale, ils se retrouvaient tous deux relégués au septième et huitième positions le premier soir, à respectivement 1’18’’7 et 2’27’’3. Mads Ostberg effectuait quant à lui des débuts encourageants sur la terre avec la C3 WRC en occupant la sixième place. Mais dès lors condamnés à s’élancer les premiers en piste les deux jours suivants, et donc à balayer la pollution présente en surface, Mads Ostberg et Craig Breen ne pouvaient faire mieux que sixième et septième au final, tandis que Kris Meeke se faisait hélas piéger le samedi et sortait pour le compte.

26-29 AVRIL 2018

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38E RALLYE D'ARGENTINE

DES ÉVOLUTIONS PROBANTES SUR LA C3 WRC

Guère récompensé de ses efforts, Citroën Total Abu Dhabi WRT a vu le podium lui échapper sur une crevaison sévère. L’équipe peut toutefois être satisfaite d’avoir à nouveau joué les tous premiers rôles avec la C3 WRC, comme autant d’avoir démontré le bienfondé des évolutions récemment homologuées sur le train arrière de sa monture.



LE FILM DE LA COURSE

À force d’arpenter les spéciales du championnat du monde des rallyes, les ingénieurs du Citroën Total Abu Dhabi WRT connaissent chacunes de leurs spécificités et ils avaient identifié celles du vendredi, réputées pour se dégrader sérieusement, comme potentielles juges de paix du week-end. Ils avaient vu juste, et si à l’inverse de nombre de concurrents, les Rouges ramenaient leurs trois C3 WRC à bon port, l’équipe allait voir son week-end immédiatement compromis par trois crevaisons lourdes de conséquences. Tout avait pourtant très bien débuté, avec un Kris Meeke en pleine confiance, qui se positionnait au troisième rang, à seulement 2’’2 du leader, dès la première véritable ES. Il se portait même aux commandes dans la suivante, à la faveur d’un premier scratch, avant de les céder momentanément, pour mieux les retrouver dès l’entame du deuxième tour, suite à un nouveau meilleur temps (ES 5). Signe qu’il allait clairement falloir compter avec le pilote Britannique pour la victoire. Mais Craig Breen ne voulait pas non plus être en reste et y allait à son tour de son scratch (ES 6), au moment même où Kris connaissait une crevaison. La mésaventure aurait pu rester anecdotique si Kris n’en avait pas été victime d’une deuxième dans l’ES 7, pendant que Craig, alors troisième à 4’’4 de la tête, voyait également l’un de ses pneus perdre soudainement sa pression suite à l’agression d’une des nombreuses pierres déterrées par le passage des voitures. Avec Meeke, qui se retrouvait obligé de parcourir la longue liaison restante ainsi que deux super-spéciales avec seules trois roues valides, et Breen, de procéder au changement en spéciale, ils se retrouvaient tous deux relégués au septième et huitième positions le premier soir, à respectivement 1’18’’7 et 2’27’’3. Mads Ostberg effectuait quant à lui des débuts encourageants sur la terre avec la C3 WRC en occupant la sixième place. Mais dès lors condamnés à s’élancer les premiers en piste les deux jours suivants, et donc à balayer la pollution présente en surface, Mads Ostberg et Craig Breen ne pouvaient faire mieux que sixième et septième au final, tandis que Kris Meeke se faisait hélas piéger le samedi et sortait pour le compte.

05-08 AVRIL 2018

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61E TOUR DE CORSE

DES C3 WRC COMPÉTITIVES, MAIS EN MANQUE DE RÉUSSITE

D’ores et déjà focalisé sur la saison prochaine, Citroën Total Abu Dhabi WRT a vu ses choix être récompensés par la deuxième place conquise par un Mads Ostberg des grands jours. Ce troisième podium de la saison, après les deuxième et troisième places respectivement glanées en Suède et au Mexique, confirme le très haut niveau de performance de la C3 WRC.

LE FILM DE LA COURSE

Podium (3e) dès sa première participation en WRC en 2014, première victoire mondiale l’année suivante : l’Argentine est assurément un terrain qui plaît à Kris Meeke. En confiance avec la C3 WRC, qui inaugurait pour l’occasion un nouveau train arrière, le pilote d’Irlande du Nord ne tardait pas à le rappeler en ralliant l’assistance de mi première journée au troisième rang, à la faveur notamment de deux deuxièmes temps consécutifs. Il haussait même son niveau de jeu d’un ton l’après-midi venue pour se placer en dauphin, à 22’’7 du leader au soir de la première journée, tandis que Craig Breen, sixième à seulement 4’’8 du cinquième, voyait ses bonnes performances (deux troisièmes temps) être quelque peu masquées par une pénalité de 10’’ infligée suite à un pointage en retard, pour son retour. Hélas, ce dernier se faisait piéger de façon rédhibitoire dès le lendemain, alors qu’il évoluait sur un rythme équivalent au futur vainqueur de l’épreuve au premier passage dans Cuchilla Nevada – Rio Pintos, la plus longue ES du week-end. Jusque là, Craig réalisait une prestation pour le moins convaincante, après une première participation très vite tronquée en 2017. Conscient de l’importance d’un podium pour le team, Kris Meeke de son côté, ne tentait pas le diable pour résister au retour de Neuville, mais il était solidement accroché à la troisième place, avec 16’’2 d’avance sur le quatrième, lorsqu’il était victime d’une crevaison au deuxième tour de la même spéciale. Avec près de 2’30 de concédées, la C3 WRC flanquée du drapeau britannique, jusqu’alors exemplaire de constance et de performance, voyait s’envoler ce qui aurait constitué le troisième podium du Citroën Total Abu Dhabi WRT cette saison. Mais l’équipe montrait à nouveau sa force de caractère le dimanche, en se remobilisant malgré la frustration, pour se focaliser aussitôt sur le prochain rendez-vous, tandis que Khalid Al Qassimi, quatorzième pour sa première course de l’année avec la C3 WRC, après une longue période d’inactivité, tout du moins en rallye classique, amenait sa pierre à l’édifice pour la quête des points constructeurs.

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06-11 MARS 2018

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18E RALLYE DU MEXIQUE

UNE PRESTATION MAJUSCULE !

Avec un retour de l’emblématique paire Loeb – Elena presque parfait et un deuxième podium consécutif conquis par Kris Meeke et Paul Nagle, Citroën Total Abu Dhabi WRT a réalisé en terre mexicaine une prestation majuscule, qui lui permet de se rapprocher de la deuxième place au championnat du monde constructeurs.



LE FILM DE LA COURSE

Fin spécialiste de l’asphalte, Sébastien Loeb avait déjà été capable de réaliser des prestations hors normes sur l’île de Beauté, comme en 2005 lorsqu’il avait fait main basse sur l’intégralité des scratches du week-end. Dix ans après sa dernière participation ici, c’est un exploit du même niveau qu’il effectuait en pointant à seulement 9’’7 du leader sur la première redoutable ES de La Porta – Valle di Rostino (49,03 km). Une ES entièrement négociée à l’écoute des notes quand ses concurrents pouvaient compter sur la connaissance du terrain engrangée depuis 2016 sur ces kilomètres de virages qui n’en finissent plus. Sa neuvième position dans l’ordre des départs n’avait pourtant rien d’un avantage cette fois-ci, tant l’asphalte se polluait au fil des passages. Hélas, de son propre aveu « plus chaud que ses propres pneus », le nonuple champion du monde de la spécialité se faisait surprendre dès l’entame du chrono suivant, et c’est Kris Meeke qui le relayait pour faire briller les couleurs du Citroën Total Abu Dhabi WRT. Avec succès d’ailleurs, puisqu’il ralliait le terme de la première journée au troisième rang, à seulement 5’’1 du deuxième, non sans s’être octroyé un deuxième et un troisième temps. Pendant que Sébastien Loeb réalisait un véritable récital le lendemain pour son retour en Rallye 2, avec trois meilleurs temps révélateurs du niveau de performance de la C3 WRC sur cette surface, Kris Meeke confirmait également sa bonne forme en se hissant carrément à la deuxième place ex aequo. Mais une erreur de notes lui valait de sortir de la route dans l’ultime spéciale du samedi. Crédité d’emblée d’un deuxième temps le dimanche pour son retour en Rallye 2, avant de signer le troisième dans la Power Stage, Kris Meeke faisait néanmoins l’étalage des qualités de sa monture jusqu’au bout, au même titre que Sébastien Loeb, deuxième à seulement 2’’2 du scratch sur ce dernier chrono bonus toujours très disputé.

15-18 FEVRIER 2018

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66E RALLYE DE SUEDE

DES PROGRÈS CONCRÉTISÉS !

Avec notamment Craig Breen, qui s’est véritablement révélé ce week-end, Citroën Total Abu Dhabi WRT a joué les tous premiers rôles en Suède. L’équipe a non seulement offert son quatrième podium à la C3 WRC, mais aussi conservé sa troisième place au classement du championnat du monde constructeurs.



LE FILM DE LA COURSE

Avec six victoires remportées au Mexique (2006, 2007, 2008, 2010, 2011 et 2012), parfois même en s’élançant premier sur la route, Sébastien Loeb avait déjà fait des miracles sur ces pistes d’altitude surchauffées. Mais c’était inimaginable de le voir répéter l’exploit, pour son retour en WRC dans le cadre d’un mini programme (Mexique, Corse et Catalogne), six ans après sa dernière saison complète dans la discipline, face à une concurrence toujours plus affutée. C’est pourtant bien ce qu’il allait effectuer aux commandes d’une C3 WRC qui lui convenait semble-t-il parfaitement ! Avec Daniel Elena, ils tiraient parfaitement profit de leur onzième position sur la piste le premier jour pour se hisser au deuxième rang, à la faveur de deux scratches, leurs premiers depuis le Monte-Carlo 2015. Mais ils confirmaient le samedi venu, avec un nouveau meilleur temps dès l’entame, synonyme de prise de pouvoir, alors que les ordres de départs étaient cette fois-ci équivalents entre les leaders. Déjà admiratifs, les observateurs restaient médusés par la performance réalisée ! Le Français de 44 ans et son copilote monégasque menaient la course trois chronos durant, avant de connaître une crevaison (ES 14) et d’avoir le mauvais réflexe de vouloir changer la roue incriminée, faute d’avoir suffisamment de recul sur les pneus actuels. Rétrogradés cinquièmes, leur position finale, ils allaient dès lors continuer à régaler les très nombreux spectateurs présents jusqu’à l’arrivée, tout en ramenant de précieux points à l’équipe. Il faut dire qu’ils étaient parfaitement suppléés sur le podium par Kris Meeke et Paul Nagle, les vainqueurs de l’édition passée. Également auteurs de deux scratches le premier jour, mais aussi d’un choix de gommes imparfaits qui les handicapait sur la boucle initiale, les Britanniques, alors quatrièmes, pointaient en embuscade, avec l’objectif affirmé de remonter. Mission accomplie dès le samedi : avec trois nouveaux meilleurs temps à leur actif, ils se hissaient au deuxième rang, avec 10’’9 d’avance sur le troisième. Mais une incursion hors piste le dimanche matin les obligeait à se contenter de la troisième marche du podium. Soit leur premier podium de la saison, et le deuxième consécutif du Citroën Total Abu Dhabi WRT.

LE "BEST OF" DU RALLYE EN IMAGES : SÉBASTIEN LOEB, PRÊT POUR LE TOUR DE CORSE EN WRC

25-28 JANVIER 2018

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86E RALLYE MONTE-CARLO

DES POINTS PRÉCIEUX

Après un début de course difficile sur la classique monégasque, Citroën Total Abu Dhabi World Rally Team a fait preuve d’un état d’esprit exemplaire pour progresser dans la hiérarchie et marquer des points importants sur le front des deux championnats.



LE FILM DE LA COURSE

L’histoire est peu commune pour un Irlandais : c’est sur un lac gelé scandinave que Craig Breen a véritablement piloté pour la première fois une voiture de rallye. C’était alors dans le cadre d’un stage de pilotage offert par ses parents pour Noël, et il avait une quinzaine d’année. Depuis, c’est également sur la glace suédoise que le pilote de 28 ans a disputé en 2014 sa première course au volant d’une WRC, avant de porter pour la première fois les couleurs de Citroën Racing sur l’édition 2016 de la classique nordique. D’où peut-être l’affection particulière qu’il voue à ce véritable temple de la glisse, où il comptait jusqu’alors une cinquième place (2017) pour meilleur résultat en autant de participations. Profitant parfaitement de sa bonne position sur la route (9e), il faisait la démonstration de ses qualités de funambule dès la première véritable journée de course, en s’octroyant deux meilleurs temps, pour finir l’étape en quatrième position à seulement cinq dixièmes du podium. Particulièrement en confiance avec sa C3 WRC sur ces spéciales rapides, il haussait encore le ton le lendemain, pour se hisser au deuxième rang et revenir un temps jusqu’à 4’’2 du leader, à la faveur notamment d’un troisième scratch. Mais la concurrence se montrait pressante derrière et il fallait avoir les épaules solides pour résister à ses assauts. C’est l’exploit qu’allaient réaliser Craig Breen et Scott Martin le dimanche venu, pour s’emparer, avec cette deuxième place, de leur meilleur résultat en WRC et offrir à la C3 WRC, le quatrième podium de sa jeune carrière. Un podium également convoité en début de course par Mads Ostberg, pointé à seulement 1’’1 du troisième le vendredi soir, preuve de sa prise en mains rapide de la C3 WRC pour son retour chez les Rouges, lui qui était jusqu’alors le dernier pilote Citroën à être monté sur le podium en Suède (2014). Encore en phase d’apprentissage de sa nouvelle monture, il assurait ensuite avec sa sixième place, des points importants pour l’équipe au championnat constructeurs. Ajouter quelques unités à son compteur au championnat pilote, voilà également ce que visait Kris Meeke, après avoir dû jouer les chasse neige le premier jour (4e dans l’ordre de départs) suite à sa performance monégasque, et s’être retrouvé éloigné de la bagarre en tête. Mais la réussite le fuyait lorsqu’un contact pourtant anodin avec un mur de neige entraînait la casse du turbo de sa C3 WRC et le condamnait à un retrait sévère.

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En 2018, le #C3WRClive sera diffusé une fois par jour, du jeudi au dimanche

Rendez-vous pour le premier live le jeudi 25 janvier au soir avec les équipages avant les premières spéciales. Pour tout suivre des #C3WRClive, rendez-vous sur : www.facebook.com/citroenracing ou www.facebook.com/Citroen. Suivez également les performances de Citroën Racing sur votre smartphone via le système de messagerie WhatsApp.
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