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Le Citroën Type H se fait cuisine mobile

Citroën Type H

Les restaurants pop up mobiles, proposant des snacks aussi sains que savoureux, constituent un nouveau phénomène des festivals de l'été.

Et notre reportage vidéo au festival de Dranouter le montre : le Citroën Type H s'avère taillé pour ce rôle de cuisine ambulante.

Dans les années 50, le Citroën Type H était une véritable icône de la friterie mobile. Et elle vient de « rempiler » dans un rôle de snack sur roue. Nous en avons croisé deux exemplaires au festival folk de Dranouter. L'un, blanc, était estampillé « Balls & Glory », du nom de la spin off de boulettes de viande gastronomiques de Wim Ballieu (avec des sites à Gand, Bruges et Anvers). L'autre, rose, était celui de Moochie Frozen Yoghurt. De toute évidence, les festivaliers apprécient ce concept de gastronomie mobile : pas moins de 1 500 boulettes ont été vendues (on en a compté 1 800 au festival Cactus). Attention ! On ne parle pas de « simples » boulettes. Confectionnées à la main, elles étonnent par leurs sauces et leurs farces. Ici, une sauce aux truffes et champignons, là un mélange pomme-curry. Et même les végétariens trouvent leur bonheur au camion Balls & Glory, par ailleurs présent à WECANDANCE et aux Fêtes Gantoises (Gentse Feesten).

Les food-trucks ont le vent en poupe


Ce mode de dégustation sur le pouce nous vient de l'autre côté de l’Atlantique. « La tendance est très populaire à New York, où l'on trouve des food-trucks à tous les coins de rues. En Belgique, on s'y met, lentement, à la suite d'Amsterdam, où la tendance est déjà plus marquée », nous explique Michiel De Burchgraeve, cogérant de Good Food, entreprise spécialisée dans le catering fast food et disposant d'une flotte de cinq Citroën Type H.


Cet HY, avec ses flancs de tôle ondulée, était déjà une camionnette emblématique dans les années 40. Innovante à l'extérieur, elle l'était aussi à l'intérieur. Elle aurait dû naître dans les années 30 – comme successeur du légendaire Citroën TUB – mais un certain Hitler lui opposa sa politique expansionniste. C'est donc finalement en juin 1947 que le type H fera sa première apparition publique au Salon de l'Automobile de Paris. Avec un succès immédiat, qui ne s’est jamais démenti. D'ailleurs, trente-cinq ans plus tard, le 14 décembre 1981, sortait de l'usine le 473 289e et dernier exemplaire, quasi identique au modèle original.


Selon Michiel De Burchgraeve, c’est à son look rétro que la camionnette doit son succès. « Il est charmant, et sa face avant attire tous les regards. Où que nous allions, nous ne croisons que des visages enthousiastes. Les réactions fantastiques que nous observons m'incitent à dénicher d'autres HY pour étendre notre parc automobile. De plus, il est très pratique, nettement plus que d'autres utilitaires de l'époque. Notre « vaisseau amiral », c'est un Citroën HY allongé, une pièce rare de 1959 ! »


Une polyvalence exemplaire


Au départ, le type H devait sa popularité à sa traction avant, à sa faible consommation et à sa tenue de route exemplaire. Comme tous les éléments techniques – moteur, transmission et boîte de vitesses – étaient concentrés à l'avant, il offrait une surface de chargement plate et pratique. En outre, comme il était haut et droit, il a inspiré toutes les modifications de carrosserie possibles : bétaillère, élévateur, ambulance, voiture d'assistance, dépanneuse, laboratoire roulant, voiture de pompiers, étal ambulant, combi de police… Aujourd'hui, il connaît une deuxième vie de camping-car ou de snack mobile.


« Nos voitures sont d'abord destinées au catering fast food lors d'événements et de festivals, et sont donc aménagées en conséquence », explique Michiel. « L'une d'elles est équipée d'une friterie professionnelle, et les autres sont plutôt polyvalentes, conformément aux méthodes HACCP (système qui identifie, évalue et maîtrise les dangers significatifs au regard de la sécurité des aliments). Nous pouvons donc les utiliser pour un but gastronomique précis : wok, pâtes, pittas… Notre dernier HY, qui fut autrefois une ambulance, est devenu un bar mobile, avec toit ouvrant, éléments de bar et éclairage d'ambiance. Tous nos utilitaires sont peints en noir, sauf un : notre HY blanc Balls & Glory. Il a été aménagé selon les exigences et les souhaits culinaires de Wim Ballieu.


2 121 pièces


Cet « utilitaire à tout faire », constitué de seulement 2 121 pièces, était l'héritier technique de la Traction, dont il a d'ailleurs repris le quatre cylindres 1.9 litre de 11 ch. « Bien que toutes nos camionnettes, des versions essence, soient en état de rouler, nous les acheminons par dépanneuse vers leurs événements. Pour épargner le moteur, mais aussi pour des raisons pratiques et de sécurité. »


Au départ, le type H était fabriqué dans l'usine du quai de Javel, à Paris. Il en sortait 109 chaque jour. Plus tard, la chaîne de production fut déplacée à Aulnay-sous-Bois. Mais 10 000 exemplaires furent produits aux Pays-Bas, de 1963 à 1972. On les reconnaît à leurs portières qui s'ouvrent vers l'arrière, alors que les modèles français sont toujours restés fidèles à leur ouverture inversée.


Bien qu'il ne pèse que 1 400 kg, le type H a une charge utile de 1 200 kg. La version plus légère, le HZ de 1949, peut transporter 850 kg. En octobre 1958 est sortie le HY, capable de transporter 1 500 kg. Et en 1961 sont nées les versions diesel – HY DI et HZ DI. Outre les tôles ondulées, le Citroën Type H était reconnaissable à son pare-brise en deux pièces. Des « lunettes » qui ont cependant été remplacées, en 1964, par un pare-brise d'un seul tenant.


Pour plus d'infos sur ces bijoux de la gastronomie ambulante, rendez-vous sur www.good-food.be et sur www.ballsnglory.be

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